Comment déployer apache php facilement avec docker

En bref : cet article vous guide pas à pas dans le déploiement d’un serveur web basé sur apache et php, à l’aide de docker. Vous découvrirez pourquoi cette approche simplifie le déploiement, comment construire une image docker adaptée, comment configurer apache et php, et comment assurer la persistance des données et l’automatisation du déploiement. Vous verrez aussi des exemples concrets, des conseils pratiques et des vérifications à adopter pour éviter les pièges courants.

  • Portabilité et redéploiement rapide grâce à une image docker unique.
  • Utilisation d’une image officielle php:8.0-apache comme base pour bénéficier d’un serveur apache prêt à l’emploi.
  • Personnalisation via des modules Apache et des extensions PHP.
  • Gestion des données avec des volumes pour éviter toute perte lors des réinitialisations de conteneurs.
  • Automatisation et bonnes pratiques de déploiement en environnement de production.
Aspect Description Impact en 2025
Image docker Utilisation d’une image officielle PHP avec Apache préconfiguré; possibilité d’ajouter des modules et des extensions. Portabilité accrue et réduction des coûts d’installation.
Dockerfile Fichier qui décrit les instructions pour construire une image personnalisée (COPY, RUN, EXPOSE, etc.). Accompagnement idéal pour des déploiements reproductibles et versionnables.
Volume Montage de répertoires externes dans le conteneur pour la persistance des données. Déploiement sans perte de contenu entre les cycles de vie des conteneurs.
Composer Gestionnaire de dépendances PHP; intégré via une approche multi‑étapes si nécessaire. Automatisation des dépendances et simplification du déploiement.

Déployer apache et php avec docker : pourquoi c’est pertinent en 2025

Quand vous me demandez pourquoi migrer vers une architecture fondée sur docker, je réponds avec mes propres expériences : la portabilité est le premier bénéfice, surtout pour les équipes qui enchaînent les environnements de développement, de test et de production. Avec une image docker bien conçue, votre application Web PHP peut passer d’un poste de travail à un serveur distant en quelques commandes, sans réinventer la roue à chaque fois. Le duo apache et php reste l’un des combos les plus stables et répandus, car il couvre une majorité des besoins web traditionnels: pages dynamiques, gestion des formulaires, support des bases via PDO et MySQL/MariaDB, et une compatibilité robuste avec les modules d’Apache. Pour moi, c’est aussi une question d’automatisation: vous pouvez déclencher des builds et des déploiements en intégrant des pipelines CI/CD, ce qui améliore la constance et la vitesse de mise en production.

Personne n’aime les installateurs à rallonge, ni les environnements qui diffèrent d’un ordinateur à l’autre. Dans ma pratique, docker agit comme un « contrat » entre les machines : la même image donne le même comportement partout, du laptop du développeur au serveur en production. Cette approche est particulièrement utile quand on travaille avec des projets PHP qui nécessitent des dépendances spécifiques, des extensions non standards, ou des préférences de configuration Apache. En 2025, les entreprises cherchent encore à réduire les frictions liées au déploiement, et docker offre une solution pragmatique sans sacrifier les performances. Mon conseil, c’est de commencer par une base solide: une image PHP officielle avec Apache, puis d’y ajouter vos propres configurations et modules selon les besoins.

Dans cet article, je décris une approche progressive, en partant d’un Dockerfile simple et en avançant vers des scénarios plus sophistiqués. Vous verrez comment exposer le port 80, comment monter des volumes pour la persistance et comment activer des modules comme mod_rewrite. Je partage aussi mes expériences personnelles liées à des déploiements dans des environnements hétérogènes et les ajustements qui ont fait gagner du temps et de la stabilité à mes projets. Enfin, l’objectif est clair: obtenir une solution reproductible, lisible et maintenable, afin de libérer les développeurs des soucis récurrents liés à la configuration manuelle et à la gestion des dépendances.

Les éléments clés à retenir pour démarrer rapidement

Pour ne pas vous perdre dans les détails, voici quelques points qui servent de repères. Je les exploite comme des fiches pratiques que je consulte souvent au moment de coder ou de déployer :

  • Image docker : base php:8.0-apache, pour obtenir le serveur web Apache prêt à l’emploi avec PHP intégré.
  • Dockerfile : criblez les commandes COPY et RUN pour construire votre image personnalisée, et n’oubliez pas d’EXPOSE 80 pour le port web.
  • Configuration Apache : ajustez ServerName et activez les modules nécessaires (par exemple rewrite) via a2enmod et a2ensite.
  • Extensions PHP : utilisez docker-php-ext-install et docker-php-ext-configure selon les besoins de votre projet (GD, PDO_MYSQL, Memcached, etc.).
  • Composer : si vous avez des dépendances, intégrez Composer par une étape multi‑étapes pour garder votre image légère et rapide.

Construire votre image docker pour apache et php

Le cœur de l’opération, c’est le Dockerfile. Il décrit comment construire votre image à partir d’une base fiable et comment inclure les éléments nécessaires à votre application. Pour une configuration minimaliste, vous pouvez commencer par une image php:8.0-apache et définir le répertoire de travail sur /var/www/html, l’emplacement par défaut d’Apache sur Debian/Ubuntu. Par exemple, une Dockerfile simple pourrait contenir les lignes suivantes :

FROM php:8.0-apache

WORKDIR /var/www/html

COPY index.php index.php

COPY src/ src

EXPOSE 80

Cette Dockerfile va transférer votre fichier index.php et le contenu du dossier src dans la racine du document d’Apache. Ensuite, vous pouvez lancer la construction et le démarrage du conteneur :

docker build -t my-php-site:latest .

docker run -d -p 80:80 my-php-site:latest

Notez que la racine du document Apache dans les images PHP Docker est généralement /var/www/html, ce qui rend le process plus intuitif. L’instruction WORKDIR garantit que les commandes suivantes s’exécutent à partir de ce répertoire, et l’EXPOSE signe que le port 80 est le port du serveur web dans le conteneur. Ces détails simplifient grandement le déploiement, et vous évitent les surprises lorsque vous déployez sur une autre machine.

Pour aller plus loin, vous aurez sans doute besoin de personnaliser Apache via des fichiers de configuration et d’ajouter vos propres hôtes virtuels. Voici une approche typique : vous placez votre fichier de configuration personnalisée comme my-apache-site.conf dans le conteneur, puis vous activez le site et redémarrez Apache pour prendre en compte les changements :

COPY my-apache-site.conf /etc/apache2/sites-available/my-apache-site.conf

RUN echo "ServerName localhost" >> /etc/apache2/apache2.conf && a2enmod rewrite && a2dissite 000-default && a2ensite my-apache-site && service apache2 restart

Cette approche vous permet d’aller au-delà du site par défaut et d’appliquer des règles de réécriture, des entêtes de sécurité, ou encore des paramètres de cache selon les besoins de votre application. Côté extensions PHP, vous pouvez exploiter les utilitaires fournis par l’image PHP pour installer les modules classiques :

RUN docker-php-ext-install pdo_mysql

Et si vous utilisez des extensions nécessitant une configuration préalable, vous pouvez les préparer avec docker-php-ext-configure avant l’installation. Enfin, pour les dépendances modernes, l’usage de Composer en build multi‑étapes permet d’inclure le gestionnaire sans alourdir l’image finale.

Personnalisation avancée et modules

Les images officielles PHP / Apache reposent sur Debian, ce qui vous ouvre tout l’écosystème des paquets APT. Vous pouvez y ajouter n’importe quel module Apache (headers, rewrite, etc.) et configurer votre hôte virtuel comme vous le feriez sur une machine physique. Quelques conseils pratiques :

  • ServerName dans le fichier apache2.conf permet d’éviter des avertissements récurrents et d’apaiser les journaux.
  • Utilisez a2enmod et a2dismod pour activer/désactiver les modules selon les besoins.
  • Activez des hôtes virtuels personnalisés via sites-available et sites-enabled.
  • Pour des pages dynamiques, pensez à activer mod_php et les extensions typiques comme pdo_mysql ou gd.

Dans ma pratique, cette étape apporte une vraie différence lors des déploiements multi-environnements, car elle permet de standardiser les comportements de votre serveur web et d’éviter les déviations dues à des configurations manquantes ou obsolètes. En parallèle, la configuration PHP peut être étendue par des fichiers .ini dans le répertoire /usr/local/etc/php/conf.d, ce qui simplifie la gestion des paramètres PHP sans toucher aux fichiers système directement. Vous pouvez aussi exploiter les approches multi‑étapes pour composer des images propres et simples à maintenir.

Déploiement, persistance et sécurité

Le vrai défi, une fois que votre image est prête, c’est le déploiement en production et la gestion des données associées. La solution native de Docker est le montage de volumes. Vous avez deux options : les volumes nommés et les montages bind. Les deux visent à garder les données même si le conteneur est supprimé ou recréé. J’utilise souvent les montages bind pour développer localement : vous pointez un répertoire de votre machine hôte vers le répertoire interne du conteneur où réside l’application (/app ou /var/www/html). Cela permet de voir les changements en live sans reconstruire l’image à chaque modif. En production, les volumes nommés sont souvent préférés pour leur portabilité et leur gestion facilitée par Docker.

Exemple pratique pour le développement local :

docker run --mount type=bind,source=/home/votre-user/docker/,target=/var/www/html --name mon-site -p 8080:80 php:8.0-apache

Pour la persistance de données côté base de données, vous allez probablement déployer une base MySQL ou MariaDB dans un conteneur séparé et relier les deux via le réseau Docker. Le déploiement multi‑conteneurs peut être orchestré par Docker Compose, qui simplifie la gestion des dépendances et des versions. Dans la réalité opérationnelle, j’emploie souvent une approche en plusieurs étapes : construire l’image PHP, déployer un conteneur d’application et un conteneur de base de données, puis relier les services avec Docker Compose. Cette démarche réduit les interruptions et facilite les mises à jour sans perturber l’ensemble du système.

Le sujet mérite aussi une attention sur la sécurité. Parmi les bonnes pratiques, on surveillera :

  • Éviter d’exposer le shell ou des outils d’administration non nécessaires dans l’image finale.
  • Utiliser des secrets et des variables d’environnement pour les informations sensibles, plutôt que de les écrire dans le code ou dans les fichiers de configuration.
  • Limiter les privilèges du conteneur et éviter d’exécuter Apache/PHP en tant que root lorsque c’est possible.
  • Maintenir les images à jour et réaliser des scans pour les vulnérabilités connues.

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans l’automatisation, voici une approche simple avec Docker Compose qui peut servir de socle pour des déploiements reproductibles :

version: '3.8'

services:

web:

image: my-php-site:latest

ports:

- "80:80"

volumes:

- ./src:/var/www/html

Intégrations et liens internes

Pour aller plus loin, vous pouvez envisager les intégrations suivantes :

  • Ajouter un système de CI/CD qui déclenche les builds d’images lors des commits.
  • Mettre en place des tests d’intégration qui vérifient le rendu des pages via des requêtes HTTP simples.
  • Configurer des alertes en cas d’échec du déploiement ou de dégradation des performances.

Bonnes pratiques, sécurité et automatisation

Dans ce chapitre, je vous propose des conseils concrets qui m’ont aidé à standardiser mes déploiements tout en les rendant plus sûrs et plus rapides. En 2025, l’accent est mis sur la simplicité, la traçabilité et la capacité de rollback. Le premier point est d’adopter une stratégie d’images et de versions claire. Chaque changement important dans votre configuration doit se refléter dans le Dockerfile et dans les tags d’images. Ainsi, lorsque vous testez une nouvelle version, vous pouvez revenir à une version antérieure sans douleur. Le deuxième point est l’automatisation. Les pipelines CI/CD qui s’occupent de la construction des images, des tests et du déploiement garantissent une répétabilité des processus et minimisent les erreurs humaines. Le troisième point concerne la sécurité : n’exposez que le strict nécessaire, installez les modules et dépendances approuvés, et utilisez des paramètres de configuration sécurisés pour MySQL et PHP, par exemple en limitant les accès, en activant des mécanismes de chiffrement et en actualisant régulièrement les images.

Pour illustrer, imaginez une chaîne complète : vous poussez une modification dans votre dépôt, un pipeline construit une nouvelle image, passe en revue les tests, puis déploie un conteneur sur votre environnement de staging et, enfin, pousse sur la production après validation. Cette approche, répandue dans le secteur, garantit que chaque déploiement est reproductible et traçable. Si vous débutez, démarrez avec des scripts simples et un fichier Docker Compose, puis faites évoluer votre stack vers des architectures plus sophistiquées comme Kubernetes si nécessaire. Le chemin est progressif et vous gagnerez en maîtrise au fur et à mesure.

En pratique, vous observez les résultats directement dans le navigateur, et chaque changement se répercute instantanément sur l’interface publique. L’avantage est clair : vous avez une solution d’automatisation qui réduit les temps morts et libère votre équipe pour se concentrer sur le développement des fonctionnalités plutôt que sur des configurations manuelles. En parallèle, vous gagnez en fiabilité et en évolutivité, tout en conservant une gestion claire des versions et des dépendances, ce qui facilite les audits et les mises à jour.

FAQ

Qu’est‑ce qu’une image docker et pourquoi l’utiliser pour apache et php ?

Une image docker est comme un paquet préconfiguré qui contient tout le nécessaire pour exécuter une application. Pour apache et php, elle garantit que vous disposez du serveur web et de PHP dans un contexte reproductible, peu importe l’environnement.

Comment démarrer rapidement avec un Dockerfile simple pour php:8.0-apache ?

Commencez par FROM php:8.0-apache, définissez WORKDIR sur /var/www/html, copiez vos fichiers avec COPY, exposez le port 80 et lancez docker build et docker run. Ajoutez progressivement des modules Apache ou des extensions PHP selon les besoins.

Comment assurer la persistance des données lors du déploiement ?

Utilisez des volumes Docker : montages bind pour le développement et volumes nommés pour la production. Cela permet de garder les fichiers et les bases de données même après la suppression ou la recréation des conteneurs.

Y a-t-il des risques de sécurité avec dockerized PHP et Apache ?

Oui, notamment si l’image expose trop de services ou si des secrets ne sont pas correctement protégés. Appliquez les principes de moindre privilège, ne stockez pas de secrets dans le code et maintenez vos images à jour.

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